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Pré-affiche de Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur
Pré-affiche de Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur

Nosferatu,
Une Symphonie de l'Horreur
Le projet
(2006)


     Deux passions : la musique, et le cinéma. Un intérêt pour les vampires. C'est donc sans surprise que Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur, ce chef-d'œuvre de Friedrich Wilhelm Murnau m'a rapidement traversé l'esprit lorsque j'étais à la recherche d'un film muet à mettre en musique.

     C'était en 2004. Il m'aura fallu presque deux ans pour terminer la partition, deux ans à vivre en coloc' avec Nosferatu, entre musique et baccalauréat. Mais plus je me plongeais dans le film, plus j'en appréciais la richesse, et comprenais comment ce film avait pu influencer à un tel point quantité de réalisations ultérieures. La partition originale, composée par Hans Erdmann, étant perdue, de très nombreux artistes entreprirent de lui redonner une vie musicale, mais par chance pour moi, aucune (à ma connaissance) dans un style proche du mien, la plupart étant des improvisations ou des musiques électroniques. Quant aux DVD arborant soi-disant la partition originale, je me permets de signaler que la partition de Hans Erdmann a été perdue dans son état d'origine. En revanche, une suite d'orchestre (deux en fait) a été retrouvée, laquelle a servi à « reconstituer » la partition du film, en la complétant avec d'autres œuvres du même compositeur, et même de compositeurs différents ! Les intentions d'origine ne sont donc pas forcément conservées. Pour s'en convaincre, il suffit de comparer les deux reconstitutions différentes : celle de Gillian B. Anderson, et celle de Berndt Heller, reconstitutions très différentes… À ce propos, vous pouvez vous faire votre propre idée en lisant ces pages : http://www.celtoslavica.de/chiaroscuro/vergleiche/nos.html et http://www.gilliananderson.it/film0598.html?IDPellicola=20, contenant des informations contradictoires : dans l'une Erdmann n'aurait écrit qu'une suite d'une quarantaine de minutes, dans l'autre, il ne s'agirait que d'une partie de sa partition…

     Les enjeux étaient clairs : je voulais éviter absolument l'écueil d'écrire une musique purement contemporaine ou cinématographique, en bannissant les formules-réservoir, coutumières de ce type de projet de ciné-concerts car permettant d'écrire sans se préoccuper trop en détails des timings. Ma musique devait coller aux images, et trouver des espaces plus larges, pour respirer, pour souligner la menace obsessionnelle du Comte Orlok et le clair-obscur des images.

     Cependant, avant le fascinant travail d'écriture à proprement parler, il me fallut d'abord regarder le film de nombreuses fois, en coupant toute bande son, et

surtout sans chercher à imaginer la musique trop spécifiquement. Quel dispositif instrumental pouvait rendre le mieux la tonalité de ce film ? Le violoncelle étant mon instrument, je connaissais ses possibilités immenses et ses couleurs tourmentées, parfaites pour les ambiances contrastées que je désirais créer dans ma partition. D'autre part, mis par hasard en relation avec l'Octuor de Violoncelles de Beauvais, le projet sembla les intéresser. Enfin, pour compléter la palette sonore avec des instruments aux attaques plus directes, et créer des oppositions parfois marquées, l'idée de faire appel à trois claviers (célesta, piano, clavecin, se partageant un synthétiseur) et deux percussionnistes me parut opportune.

     Si en premier lieu j'envisageai d'illustrer la version en noir et blanc, projetée à notre vitesse moderne de vingt-quatre images par seconde, tant qu'à écrire une heure de musique, soyons fou, travaillons plutôt sur la version la plus proche de l'originale, défilant à seulement dix-huit images par secondes environ, et teintée en fonction des séquences. À l'arrivée, une partition d'une heure et demie à composer au lieu d'une heure, mais aussi un résultat plus satisfaisant, et plus respectueux de cette œuvre si ancienne et pourtant si moderne.

     Un véritable challenge, aussi bien pour moi, pour écrire chaque note individuelle de la partition (rien que la mise au propre me prit plus d'un mois et demi, en travaillant sept jours sur sept non-stop, avec à la clé un manuscrit de deux kilos !), que pour les musiciens, tous placés face à des parties extrêmement exigeantes aussi bien d'un point de vue technique qu'au niveau de l'endurance et de la précision.

     Si j'ai écrit une partition aussi bien dramatique que poignante ou ironique, et pourtant subtilement éclairée par moments, et si la curiosité amène un public pas forcément amoureux de vieux films poussiéreux ou de vampires à s'intéresser à Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur grâce à ma musique, alors mon travail pourra être considéré réussi.

Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur en ciné-concert
Manuscrit de Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur
(dernière page)

Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur en ciné-concert
Le ciné-concert Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur d'Alexis Savelief
à Bagneux
Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur en ciné-concert
Le ciné-concert Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur d'Alexis Savelief
à Bagneux
Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur en ciné-concert
Le ciné-concert Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur d'Alexis Savelief
à Bagneux
Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur en ciné-concert
Le ciné-concert Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur d'Alexis Savelief
à Bagneux

Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur en ciné-concert
Le ciné-concert Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur d'Alexis Savelief
au château de la Hunaudaye

Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur en ciné-concert
Le ciné-concert Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur d'Alexis Savelief
au château de la Hunaudaye

 Quelques extraits vidéo de Nosferatu, Une Symphonie de l'Horreur
avec la partition d'Alexis Savelief

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